TITAN

Lauréat des AJAP 2018, des prix 40 under 40 et Green Good Design Award 2016 et des JAPL 2011, TITAN est une agence d’architecture nantaise fondée en 2011 par Matthieu Barré, François Guinaudeau et Romain Pradeau, architectes diplômés de l’ENSA Nantes. Plus récemment, TITAN a reçu le prix AMO, le Trophée béton Pro et le Prix Aperçus départemental d’architecture et d’aménagement du CAUE 85. En 2019, le projet du Pavillon d’accueil à Saint Vincent-sur-Jard a été finaliste du Prix de l’Équerre d’Argent et le Musée national Clemenceau est nominé au European Museum of the Year Award.

Figure montante de l’architecture, avec de nombreux projets primés à son actif, TITAN pratique une architecture contextuelle et franche orientée vers la relation avec le paysage. Une recherche permanente sur les matériaux, les processus de fabrication et les traductions formelles possibles est au coeur de la démarche des trois associés. Leur engagement pour l’approfondissement technique et leur goût prononcé pour le chantier leur assure une grande maîtrise des projets de la conception à la livraison. Curieux et inventif, le trio se nourrit d’explorations et d’innovations en diversifiant ses projets à travers un accès à la commande pluriel et stimulant.

Avec plus d’une dizaine de chantiers en cours pour 2020-2021, TITAN a choisi, pour cet Album des JAPL2020 de présenter trois projets en chantier, témoins de l’évolution de l’agence, de la richesse et de la variété de ses productions, passant de 3 à 10 puis 19 membres en moins de dix ans.

LALU

LALU

Lauréat des AJAP 2018 et du concours Europan 12, LALU est un atelier de conception de projets de paysage et d’urbanisme fondé en 2013 par Léa Hommage et Mathieu Delmas, paysagistes DPLG diplômés de L’ENSAp Lille. Le travail de l’atelier, qui rassemble aujourd’hui une équipe de huit personnes, s’appuie sur un engagement à chaque échelle en faveur d’une logique de site et d’un partage de l’espace soucieux des usages.

LALU s’attache à définir, par le dessin de l’espace, les capacités de transformation d’un site au regard de son histoire, de son inscription géographique et des usages qu’il accueille mais également des questions qui le traversent. Par un travail sur les géométries, les nivellements, les eaux de ruissellement, les natures de sols et les présences végétales, l’équipe fabrique des « lieux situés et où l’on se situe », pleinement investis par ceux qui les habitent ou les traversent.

L’engagement dans l’enseignement et les formations initiales de ses associés fondateurs, en paysage, urbanisme et géographie, font de l’atelier un lieu de projet et de réflexion sur la fabrication de la ville.

MIMA

Agence MIMA

Diplômés de l’ENSA Nantes en 2009 et 2011, Sébastien Magrez et Antoine Michaud fondent l’Atelier nantais MIMA en 2013. Ces lauréats des AJAP 2018 et des JAPL 2016, s’investissent dans une commande architecturale riche et plurielle, entre commandes publiques et privées, d’équipements, de logements collectifs et de maisons individuelles. Depuis sa création, l’agence a multiplié les projets et les collaborations. Elle dénombre plus de 35 contrats de maîtrise d’oeuvre réalisés ou en cours, nécessitant le recrutement de 4 salariés. Les distinctions remportées témoignent de la qualité des productions, comme le premier prix Maison du Morbihan 2017 décerné par le CAUE 56 pour la Maison JJ&SM ou le premier prix du Trophées Eiffel d’architecture acier 2016 « catégorie travailler », pour la Brasserie du Bouffay à Nantes.

La signature architecturale de MIMA est emprunte d’une forte exigence technique qui s’affranchit du superflu. Le duo porte une attention particulière à la justesse du dessin en adéquation avec les usages et modes de vie des espaces habités. Enseignants à l’ENSA Nantes, les deux associés ont à coeur de transmettre leur savoir-faire avec pédagogie, qu’il s’agisse d’un public d’étudiants, de maîtres d’ouvrage ou des futurs usagers. Engagés et ingénieux, ils ont notamment conçu l’un des premier projet d’habitat social participatif, en collaboration avec Nantes Métropole Habitat ou encore le Pôle d’accueil restaurant prévention et hygiène Agnès Varda pour le CCAS.

Detroit

Detroit architectes est une société créée en 2008 par trois associés, Jérôme Archereau, Pierre-Yves Arcile et Benoît Moreira, formés respectivement en Belgique à l’école St Luc Tournai section design et à l’école nationale supérieure d’architecture de Nantes.

Le champ d’intervention de cette agence s’est rapidement élargi puisqu’il comprend désormais des projets d’équipements publics, de logements, d’urbanisme préopérationnel, sans oublier les installations artistiques en milieu urbain.

Ce trio a toujours pensé que la qualité d’un projet d’architecture résidait dans une sorte de «généreuse discrétion» s’exprimant au gré d’expérimentations opérationnelles vouées à produire des architectures décidées.

Claas

Il y a une évidente liberté dans le désir et dans les projets de Boris Nauleau, celle des espaces qu’il dessine généreux et appropriables, celle des modes de faire qui vont désormais de l’autopromotion (son frère) à la promotion classique (Giboire). Du jeu subtil avec les fonctions pré-attribuées qui l’ont vu détourner les granges (les longères, c’était déjà trop convenu), jusqu’aux matériaux puisque sans abandonner le bois dans sa variante tripli sa palette s’est désormais considérablement élargie. L’agence CLAAS, qu’il vient de fonder avec Fabienne Legros et Michel Bazantay, est le fruit d’une lente sédimentation. Elle se cristallise autour d’un lieu de travail partagé qui a servi de point de départ ou de « remise à zéro » pour ces trois architectes. La volonté de se regrouper était celle du partage d’un lieu mais également d’expériences et de compétences. De cet échange de regards et d’expertises et de ces engagements partagés sont « naturellement » nées les collaborations de travail. Un architecte s’affirme dans la différence mais pas dans l’opposition, et on le voit encore une fois, les générations ne sont pas qu’une question d’âge, elles sont autant sociologiques que biologiques : une petite quinzaine d’années peuvent vous séparer, qu’importe si les idées trouvent à se confronter pour se conjuguer. L’année 2014 a marqué un tournant pour ce regroupement de « singularités collaborantes ». Le prix des AJAP 2014 attribué à Boris Nauleau coïncidant avec le « tassement » relatif des carnets de commandes respectifs, tout cela les a conduits à mieux affirmer leur fonctionnement commun. Point de passage obligé pour viser les logements collectifs et les petits équipements et puis dépasser les commandes affinitaires plus modestes. Aucun reniement cependant, leur architecture résulte toujours d’une approche pragmatique précise : la capacité des modes constructifs (notamment le bois) au service d’espaces de vie généreux et évolutifs.